Memoire DNSEP — 2013 Vérberations, une histoire des relations entre Arts platiques et MusiqueMemoire DNSEP — 2013 Vérberations, une histoire des relations entre Arts platiques et Musique Memoire DNSEP — 2013 Vérberations, une histoire des relations entre Arts platiques et Musique Memoire DNSEP — 2013 Vérberations, une histoire des relations entre Arts platiques et Musique Memoire DNSEP — 2013 Vérberations, une histoire des relations entre Arts platiques et Musique Memoire DNSEP — 2013 Vérberations, une histoire des relations entre Arts platiques et Musique Memoire DNSEP — 2013 Vérberations, une histoire des relations entre Arts platiques et Musique Memoire DNSEP — 2013 Vérberations, une histoire des relations entre Arts platiques et Musique / Quentin Aurat

Souvent, le son est mis à l’écart dans un contexte visuel. Il est vécu comme une évidence, un commentaire, un bavardage fortuit. Pourtant, si le son révèle la présence excessive du vide, serait-il alors coupable de trop participer à notre appréhension inconsciente du monde ?

Dans la mesure où l’audition et la vision sont naturellement séparées par nos sens, prétendre à la réalisation d’une fusion entre image et son semble être une opération délicate qui passe avant tout par l’interprétation de correspondances, comme une lecture plastique de la musique. Depuis l’arrivée du cinéma jusqu’au très populaire VJing, il semblerait que les sons et les images occupent une place toujours différente. Chercher à mettre sur le même plan et au même niveau d’importance des images et des sons (en usant de synchronismes rythmiques ou d’analogies d’ambiances) produit paradoxalement, et presque systématiquement, un effet d’illustration d’un médium sur l’autre. Comment surmonter cette redondance produite par analogie ? Existe t-il une forme d’interdépendance idéale ?

Tout d’abord, en m’appuyant sur notre perception, j’essaierai de comprendre ce qui distingue les phénomènes audibles des phénomènes visibles, ainsi que les relations de dépendance qu’ils peuvent exercer les uns sur les autres dans un contexte esthétique. La musique elle, en tant qu’art de produire, composer et diffuser des sons a été très vite une pratique écrite. La codification que sous-entend l’écriture n’a pas pour autant empêché les échanges avec les arts visuels. C’est la raison pour laquelle il sera nécessaire de faire un retour sur l’histoire des passerelles entre musique et arts plastiques.

Cette fusion utopique, qui anime les fantasmes de connaissance et d’ubiquité de certains, renforce notre faculté à appréhender ces deux phénomènes ensembles, non pas en tant qu’idéal fusionnel, mais en tant que séparation. Ainsi, les lois inhérentes à la vision et à l’audition semblent perpétuellement remonter à la surface, comme l’huile dans l’eau. Au coeur de cette relation aux accents chaotiques, n’y a-t-il pas là l’expression d’une réminiscence ?