iTang* est né d’un questionnement porté sur l’utilisation de logiciels de lecture multimedia grand public. Le lecteur multimédia d’Apple®, iTunes, est détourné de sa fonction de lecture pour proposer, à partir de ses possibilités natives (et surtout de ses options gadgets), un instrument capable de composer de la musique et de l’image.
Face aux logiciels de création musicale toujours plus performants, il m’a semblé intéressant de revenir aux principes de base de la « musique assistée par ordinateur » (M.A.O). Ce retour aux sources permet d’explorer les richesses inexploitées de ces programmes.

iTang n’est pas un logiciel, il propose une autre façon d’utiliser iTunes, c’est la raison pour laquelle il ne nécessite aucune connaissance technique spécifique. iTang se présente comme un projet conceptuel et participatif. Il offre aux musiciens l’opportunité de distribuer leurs œuvres différemment selon des modalités singulières. Par des moyens très simples, il engendre aussi un nouveau rapport auditeur/auteur. Réciproquement, c’est l’occasion pour l’auditeur de recomposer à sa convenance les œuvres, de se les approprier et d’en créer d’autres par la suite.

* iTang : nom donné en référence au jeu de Tangram Chinois.

En amont du projet iTang, j’ai conçu un programme qui composait à partir d’une partition booléenne (type 1 = on, 0 = off) des formes géométriques à partir d’un triangle rectangle. Chaque cellule de la grille correspondait à une note (fréquence sinusoïdale). Lorsque un triangle était placé dans une cellule, le son correspondant était joué. Ainsi, la multiplicité des formes associées créé une harmonie musicale (un accord) qui découle de la proposition graphique.